L’homme, le meilleur ami de la femme

Une jeune femme, vingt-quatre ans et demi, nous explique son sentiment d'être comme déplacée, d'avoir manqué d'amour, car sa mère a connu une grande déception en ne l'entendant parler qu'à trois ans et demi.
L'attente et l'espoir immenses que les parents forment à l'égard de leur progéniture s'expliquent très facilement : si l'on croit à la réincarnation, l'enfant ne constitue qu'un «produit recyclé» de la merveilleuse personne décédée.
La femme qui est partie la nuit de sa naissance, c'est... Dalida. normal que les parents aient été déçus !
Cette sensation de ne pas être à la hauteur, de manquer de légitimité, d'effacement, se retrouve de manière symbolique dans sa relation avec les hommes. Le message est alors clair mais énoncé délicatement : assez du machisme envahissant, laissons parler les femmes.
Eric de Staercke manie la mise en scène et la langue avec sensibilité : un ingénieux système de chaises de camping forme un décor modulable amusant. Jeux de mots et belles images se succèdent dans ce monologue qui se transforme presque en dialogue avec le public. A mi-chemin, Caroline Lambert semble s'arrêter de jouer et propose de prendre le thé. On se partage deux tasses et l'on croque un petit gâteau («une couronne de sucre sur une tête de cake») pendant qu'une réflexion sur l'entracte - devenu «une pause commerciale» - s'établit.Un seul en scène drôle et savoureux - Camille Perotti, La Libre Belgique
Transport : Bus 71, 54 (Arrêt Fernand Cocq)
Auteur(s) : Eric De StaerckeMise en scène : Eric De Staercke
Acteur(s) : Caroline Lambert
Représentation(s):
vendredi 25 Mars 2011 à 20:15samedi 26 Mars 2011 à 20:15
mardi 29 Mars 2011 à 20:15
mercredi 30 Mars 2011 à 20:15
jeudi 31 Mars 2011 à 20:15
Rue Mercelis , 13 – 1050 Bruxelles


